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L'entraînement de base était un vrai enfer! Même en temps de paix, c'était un harrassement total, peu de sommeil et les muscles endoloris par nos activités. Bien sûr, Dan s'en y attendait même si on lui avait dit que c'était beaucoup plus facile de nos jours que lors de la guerre froide. Les histoires que son père, son frère et ses oncles lui avaient contées l'avait pratiquement fait changer d'idée. Mais il n'avait pas l'argent pour poursuivre ses études, il y avait peu ou pas d'emploi dans les alentours et il voulait quitter à tout prix son patelin. Alors, un bon soir, au New Jersey, il prêtait son serment d'allégeance, sa main droite levée, mais tremblante. Et il commença à courir, sans s'arrêter pendant les 6 semaines d'entraînement de base, avant de se faire offrir un billet de permission pour la fin de semaine. La plupart des autres gars allaient visiter leur famille. Lui, il avait plutôt décidé d'aller visiter la ville de New York. "T'es mieux de faire attention à toi, les p'tits gars comme toi, on les mange tout rond là-bas," lui dit son sergent en riant. Ce dernier vint s'ancrer les hanches sur le petit cul bombé de Dan. "Fais surtout attention pour ne pas qu'un pédé attrape ton beau p'tit cul." Ça le fit sourire. Il aimait bien se faire pogner le derrière, surtout quand c'était par Marshall. Plus d'une fois, il se masturbait silencieusement dans son lit, directement sous celui de Marshall, imaginant qu'ils baisaient ensemble. Il était gai. Il le savait bien. Les années d'école secondaire et l'année qui avait suivi le lui avait bel et bien confirmé, mais il ne s'en faisait pas avec ça. Au nombre de frères qu'il avait, ses parents auraient une multitude de petits- enfants... Un jour, il allait leur dire et ça ne devrait pas causer un si gros problème. Du moins, c'est ce qu'il préférait penser, et de toute façon, il avait encore bien du temps devant lui... Et il y avait l'armée en ce moment, et comme toutes les institutions militaires américaines, on voulait ignorer le fait homosexuel. Mais tout ça n'empêchait pas le tripotage, les blagues, et les douches de deux heures du matin... Personne n'en parlait. "Personne ne demande, personne n'en parle." Une vraie joke! Plus d'une fois, il s'était éveillé au milieu de la nuit pour voir des soldats à poils près des latrines en train de se tripoter. Il entendait parfois les douches et ce n'était pas rare que des coéquipiers se levaient de leur lit pour s'y rendre et aller se faire du fun. Fallait être idiot pour ne pas imaginer ce qui se passait là, dans le noir: des mains savonneuses parcourant les autres corps, masturbant leur partenaire, et surement beaucoup plus encore! Mais pour une raison quelconque, il n'y était jamais allé. Il se disait que c'était peut-être ce qu'il fallait pour les autres, mais pas lui. Eux, ils étaient des p'tits mecs hétéros en manque, lui, il était gai. Il se ferait surement prendre. De toute façon, son copain Marshall n'y allait jamais. Peut-être que s'il y était allé une bonne nuit, il l'aurait suivi, mais ça n'était jamais arrivé. Il est donc parti pour New York. Sur place, il s'est rendu au YMCA et après son inscription, on lui donnait les réglements et l'heure du couvre-feu. Sa chambre était très petite, et la fenêtre qui tombaient sur la petite rue sombre derrière l'immeuble était tout aussi excitante. Mais de toute façon, il n'était pas là pour la chambre, ni pour la fenêtre. Un peu de magasinage, une visite du World Trade Center et un spectacle sur Broadway ont bien rempli le reste de son après-midi et sa soirée. Le Tad Sarris Steakhouse lui avait permis d'avoir un bon repas, à rabais en plus grâce à sa carte d'identité de l'armée. Il était temps pour lui d'aller se coucher. Il aurait enfin une nuit complète de sommeil ininterrompue. Une fois étendu dans son lit, il sombra vite dans le sommeil et fit un rêve de Marshall et lui, à poils, courant sur la plage, se tenant pressés l'un sur l'autre alors qu'ils étaient bandés ou encore couchés à la belle étoile en train de le tripoter au travers du sac de couchage. Il s'éveilla brusquement. Il était en sueur et tout gommé... Il avait fait un wet-dream, l'effet avait presque été violent. Sa main reposait sur sa queue et était recouverte de dèche. Il s'est mit à rire de lui-même, il s'était crossé en dormant!!! Il fallait qu'il se nettoie... Il avait bien besoin d'une bonne douche pour se débarasser de toute cette sueur et de la dèche collée. Le couloir n'était éclairé que par de petites lumières rougeâtres ici et là. Quelques portes étaient ouvertes et il pouvait distinguer des silhouettes qui bougeaient à l'intérieur. Mais il continuait tout droit. Les lumières de la salle de bain ne fonctionnaient pas non plus. Il avait oublié que le commis lui avait dit que l'extinction des feux était à minuit. Il réussit néanmoins à se faufiller et trouva les douches. Rapidement, le jet d'eau était chaud et un fin nuage de brume remplit la pièce. Il se savonnait tout doucement, appréciant les sensations sur son beau corps découpé. Il se demandait si le corps de Marshall était aussi doux que le sien, si ses mamelons étaient aussi sensibles, s'il tremblerait lorsqu'il passerait sa main sur son ventre, si ses couilles pendaient autant. Il savait déjà que ce dernier avait l'un des plus beaux culs qu'il ait vu, ferme et musclé tout comme le sien. Il lui retournait souvent la pareille lorsque Marshall lui tappait amicalement les fesses, et souvent sa main restant là, tripottant la chair ferme. Il ne voyait pas pourquoi il ne le ferait pas, Marshall le faisait bien lui. C'était leur façon "privée" de se montrer amicalement leur affection l'un pour l'autre, et il se plaisait à croire quelques fois que c'était peut-être même plus! Du moins, il l'espérait! Il sursauta quand il sentit une main sur son épaule. "Laisse-moi te savonner," lui murmurait la voix masculine. Il ne savait pas quoi dire, alors il se tût. La seconde main de l'inconnu prit le savon et il sentait ces 2 mains chaudes lui parcourir les épaules, le dos, les fesses et descendaient vers ses jambes. Et puis elles se retrouvèrent sur son torse. C'est à ce moment qu'il sentit une autre paire de main se joindre à celles qui lui carressaient déjà le corps. Il y avait 2 hommes qui exploraient son corps de leurs mains savonneuses. Il n'était pas pour s'y objecter! Il n'était pas à l'armée, il n'y avait pas de lumières, et ça faisait tellement longtemps qu'il attendait une telle occasion! Dans sa tête, il s'imaginait sous la douche avec Marshall, ils s'embrassaient, se caressaient, exploraient sans pudeur le corps de l'autre. Ses lèvres rencontrèrent celle de l'inconnu devant lui et c'eût pour effet de rendre l'image qu'il se faisait encore plus réèlle. Une main savonneuse lui massait les fesses et tout à coup, un doigt lui pénétra le derrière. Il gémit un peu, savourant le plaisir. La première fois que ça lui était arrivé, c'est durant un camp d'été avec un autre des garçons. Le gars avait voulu le faire sursauter, mais à la place, il s'était littérallement empalé sur le doigt de son copain. Ils avaient tous les deux continués ainsi à se masser mutuellement la prostate avec les doigts et s'étaient masturbés l'un l'autre à tous les jours, tout le reste de l'été. Ça lui rappelait cette belle époque, là, tous les trois se caressant, s'embrassant et se suçant. "Viens, suis nous," lui dit l'un de deux. Il les a suivi jusque dans leur chambre. Ils déambulaient dans le couloir, complètement nus, encore humides et leur queues bandées se dandinant d'une cuisse à l'autre. Il les suivait et pouvait enfin distinguer leur silhouettes: des épaules larges et carrées, de magnifiques bubble-butts, de longues jambes musclées. Une fois dans la chambre, c'était de nouveau la pénombre et les deux s'occupaient de lui. Ils partageaient sa queue et son cul, chacun leur tour. Il les avait enculé et s'était également fait mettre. Ils l'avaient sucé, et lui aussi avait pu goûter à leur membre. Il découvrait leur corps avec plaisir, par le toucher, se laissant découvrir à son tour par leurs délicates caresses. Le lendemain, quand il s'est éveillé, il était couché entre les deux. Ils s'embrassèrent longuement. Ils se sont tous les trois rendus sur Time Square pour déjeuner. Leurs cheveux coupés courts lui apprenaient qu'ils avaient bien des choses en commun. Il était dans l'armée et apprit qu'ils étaient dans la marine. Ils se sont promenés un peu partout dans New York, profitant des tickets que leur avait remis les militaires. En fin d'avant-midi, ils se rendirent au YMCA et purent convaincre le commis de les laisser partir après l'heure de départ obligatoire. Le petit commis leur souriait, sachant très bien pourquoi ils voulaient garder leur chambre un peu plus longtemps! Ils refirent l'expérience de la veille, mais cette fois-ci, à la lumière du jour. Il a pu dormir un peu dans l'autobus alors qu'il revenait à la base. À son arrivée, Marshall était déjà au campement. "Allons prendre une bière, veux- tu?" lui offrait-il en déposant son sac sur le lit. Marshall accepta, lui donnant une petite tape sur les fesses, et laissant sa main là, comme à l'habitude, lui tripottant un peu le derrière quelques intants. Ils auraient bien des choses à se dire, et bien des années devant eux pour explorer..
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